Le Régiment

Le Régiment

Le “14“, c’est quatre siècles d’Histoire de France de 1595 à nos jours.
 
Cette page en propose un rapide survol.
 
S’il a un penchant pour l’histoire militaire et souhaite mieux connaître le “14“, le lecteur trouvera une histoire détaillée dans “Notre Mémoire”.
1. De 1595 à la Révolution
 Le “14” tire ses lointaines origines des régiments de Béarn et de Forez.
Créées en 1595, les milices du Béarn qui ont pour devise « sans peur et sans reproche » sont à l’origine du régiment de Béarn (1597) qui s’illustrera à Rocroy en 1643, à Jemmapes en 1668 avant d’être dissous en 1790.
En 1776 est créé le régiment de Forez. Ses unités participent à des campagnes à Gorée au Sénégal, à l’île de France, en Inde. Le régiment tient garnison en Bretagne lorsque éclate la révolution.
2. La Révolution et l’Empire
 A la révolution, le règlement de 1791 remplace les patronymes régimentaires par des numéros. Forez donnera naissance au 14 ème régiment d’infanterie et Béarn au 15 ème régiment d’infanterie qui se transformera en 29 ème demi-brigade en 1794 pour devenir 14ème demi-brigade de ligne en 1796.
Cette brigade qui s’illustre à Rivoli reprend l’appellation de 14ème Régiment d’infanterie en 1803. Ce nouveau régiment se couvre de gloire à Austerlitz (1805) et Eylau (1807) avant d’être dissous en 1815, non sans avoir auparavant sévèrement battu les Autrichiens près d’Ugine, le 28 juin.
3. De 1820 à 1945 
Recréé en 1820, le 14 ème régiment d’infanterie de ligne participe à la conquête de l’Algérie, s’illustrant à Sidi Ferruch en 1830. Durant la guerre de Crimée il participe à la bataille de Sebastopol puis, en 1881, il fait partie du corps expéditionnaire en Tunisie.
Pendant la Grande Guerre, son héroïsme lui vaut trois citations (deux à l’ordre de l’armée et une à l’ordre du corps d’armée). Les inscriptions des combats Champagne, les Monts, Picardie et la Marne viennent s’ajouter sur son drapeau qui est décoré de la croix de guerre le 10 juillet 1918. En 1919, le régiment rejoint Toulouse.
Dès octobre 39, le “14” est sur la ligne Maginot. En mai 1940, face à l’offensive allemande, il est engagé sur la Meuse où il reçoit l’ordre de tenir “sans esprit de recul”. Il est anéanti le 20 juin 1940 après avoir brûlé son drapeau .
4. De 1945 à 1977
En janvier 1945 , le “14” renaît à partir des maquis toulousains. Transformé en avril 1946 en 14 ème bataillon d’infanterie, il tient garnison à Toulouse avec le drapeau du 14 ème RI.  En 1951, ce bataillon donne naissance au 14 ème régiment d’infanterie parachutiste de choc dont le 1er et le 2 ème bataillon deviennent respectivement 19 ème et 35 ème bataillon de tirailleurs Algériens. Perdant momentanément sa vocation parachutiste en 1954, il devient 14 ème demi-brigade d’infanterie et est engagée au Maroc et en Tunisie où elle subit de lourdes pertes.
En 1956, la 14 ème DBI redevient parachutiste sous l’appellation 14ème régiment de chasseurs parachutistes. Le régiment participe à la guerre d’Algérie où il s’illustre avant d’être à nouveau dissous en 1961.
De 1965 à 1977, la 14 ème compagnie divisionnaire de Toulouse qui forme corps reçoit la garde du drapeau et maintient les traditions du “Brave 14”.
4. De 1945 à 1977
 En janvier 1945 , le “14” renaît à partir des maquis toulousains. Transformé en avril 1946 en 14 ème bataillon d’infanterie, il tient garnison à Toulouse avec le drapeau du 14 ème RI.  En 1951, ce bataillon donne naissance au 14 ème régiment d’infanterie parachutiste de choc dont le 1er et le 2 ème bataillon deviennent respectivement 19 ème et 35 ème bataillon de tirailleurs Algériens. Perdant momentanément sa vocation parachutiste en 1954, il devient 14 ème demi-brigade d’infanterie et est engagée au Maroc et en Tunisie où elle subit de lourdes pertes.
En 1956, la 14 ème DBI redevient parachutiste sous l’appellation 14ème régiment de chasseurs parachutistes. Le régiment participe à la guerre d’Algérie où il s’illustre avant d’être à nouveau dissous en 1961.
De 1965 à 1977, la 14 ème compagnie divisionnaire de Toulouse qui forme corps reçoit la garde du drapeau et maintient les traditions du “Brave 14”.
5. De 1977 à 1999
 En 1977, avec le début de la professionnalisation, est créé le 14ème Régiment de Commandement et de Transmissions Parachutiste qui, en 1979, devient 14ème Régiment Parachutiste de Commandement et de Soutien .
Formation de la 11 ème Division Parachutiste, le régiment participe aux opérations extérieures dans plusieurs pays d’Afrique, au Liban, dans le Golfe, au Cambodge et dans les Balkans.
Avec la réorganisation de l’armée de terre, il est dissous en 1999.
6. De 2018 à ……..
 Le 1er Juillet 2018, le Régiment de Soutien du Combattant, sur décision du chef d’état-Major de l’Armée de Terre, prend le nom, les traditions et l’emblème du 14° Régiment d’Infanterie sous l’appellation 14ème Régiment d’Infanterie et de Soutien Logistique Parachutiste.
Le “14”, régiment de tradition de Toulouse, renait une fois de plus, dans sa garnison.
Dans les plis du drapeau sont inscrites huit prestigieuses batailles dans lesquelles le régiment s’est illustré.
 
Le “14” a été cité une fois à l’ordre du
 
Corps d’armée et deux fois à l’ordre
 
de l’Armée.
 
Le 10 juillet 1918, le Drapeau est
 
décoré de la croix de guerre
 
1914-1918.
 
Les personnels du régiment porteront
 
désormais la fourragère aux couleurs
 
de cette croix de guerre.
Citation à l’ordre du Corps d’Armée

Ordre général n°14 du 15 mai 1917

Citation à l’ Ordre de l’Armée

Ordre général n° 36 du 22 août 1918

Citation à l’ Ordre de l’Armée

Ordre général n° 375 du 31 mai 1918

  
Quatre siècles d’histoire durant lesquelles les hommes du “Brave 14” vont grâce à leur héroïsme écrire dans les plis du drapeau les plus belles vertus
 
1595 : Le Régiment de Béarn.
 Le drapeau est jaune et violet, partagé en quatre parties par une croisée blanche.
Les quartiers violets sont pris en signe de deuil à la mort de Henri IV.
1776 : Le Régiment de Forez.
 Le drapeau est à fond bleu et cramoisi, partagé en quatre parties par une croix blanche.
1791 : 14ème de Ligne.
 Drapeau du 1er bataillon du 14°de Ligne.
Devise : Discipline Obéissance à la Loi
Drapeau du 2eme bataillon du 14°de Ligne.
Devise : Discipline Obéissance à la Loi
1804: 14ème de Ligne. 

Endroit

Envers

Envers du drapeau des bataillons 
1804: 14ème de Ligne.
La Restauration, 1814 14ème de ligne 
Endroit
Envers
1er Bataillon2ème Bataillon3ème Bataillon
  
L’aigle a été attribué par Napoléon au 14ème de Ligne pour sa bravoure à EYLAU
Les noms des batailles sur le pourtour de l’écu sont celles inscrites sur le drapeau du régiment
 
Les couleurs bleu, blanc, rouge sur le fond de l’écu sont celles de la France
 
Les inscriptions Forez et Béarn au centre de l’écu renvoient aux origines du 14
 
 La casquette est celle du Maréchal Bugeaud qui commanda par deux fois le régiment.
 
 Le chiffre “14” est celui du régiment dans l’ordre de bataille des régiments d’Infanterie
ANCIEN REGIME
 1595 : Montluc
1603 : Balagny
1612 : Rambures
1627 : Rambures
1633 : Rambures
1642 : Rambures
1671 : Rambures
1676 : Feuquieres
1689 : Feuquieres
1700 : Leuville
1718 : Richelieu
1738 : Rohan Chabot
1745 : Crillon
1746 : La tour du Pin
1761 : Boisgelin
1764 : Crenolle
1780 : Bartillat
1788 : Boisgelin
1788 : Castelanne
REVOLUTION- 1er EMPIRE
 1791 : Colonel de Myon
1791 : Colonel Louis – Maximilien François Hermann Hinnisdal de Fumal
1792 : Colonel Jean – Baptiste Marie Charles Meusnier de la Place
1792 : Colonel Antoine Nicolas de la Marlière
1792 : Colonel Pierre Nicolas Merle-Beaulieu
1795 : Chef de brigade Charles Dauriere
1797 : Chef de brigade Porra
1797 : Chef de brigade Jean Gabriel Marchand
1797 : Chef de brigade Jean Claude Moreau
1803 : Colonel Jacques François Marc Mazas
1805 : Colonel Charles Joseph Louis-Marie Savary
1806 : Colonel Jean François Henriod
1810 : Colonel Etienne Esteve
1814 : Colonel Thomas Robert Bugeaud de la Piconnerie
1815- 1913
 1815 : Colonel d’Armaille
1820 : Colonel Rachis
1831 : Colonel Poisignon
1839 : Colonel Ortoli
1846 : Colonel Margadel
1848 : Colonel de Negrier
1851 : Colonel Duplessis
1866 : Colonel Louvent
1869 : Colonel Doussot
1871 : Colonel Logerot
1872 : Colonel Lacarcet
1873 : Colonel Berniet
1881 : Colonel Lamorelle
1885 : Colonel Billot
1888 : Colonel Barbelet
1891 : Colonel Delouis
1897 : Colonel Penaud
1902 : Colonel de Blarer
1903 : Colonel Taverna
1905 : Colonel Peslin
1910 : Colonel Huc
1914-1945
 1914 : Colonel Savatier- Lieutenant-colonel Reynes-
    Chef de bataillon Bastien – Lieutenant-colonel de Rieucourt
1916 : Colonel Passerieux
1918 : Lieutenant-colonel Allehaut – Lieutenant-colonel Berenguier –
    Chef de bataillon Girardin  – Lieutenant-colonel Bouffard
1919 : Lieutenant-colonel Meilhan
1922 : Lieutenant-colonel de Guibert
1924 : Colonel Texier
1926 : Colonel Poulet
1927 : Colonel Vergé
1929 : Colonel Laffargue
1931 : Lieutenant-colonel Nadal
1933 : Colonel Fredillot
1935 : Colonel Planchard
1937 : Colonel Pfister
1940 : Colonel Becker
1945 : Lieutenant-colonel Lique – Colonel Harry
1945-1961
 1946 : Chef de bataillon Rieutord – Chef de bataillon Morel
1947 : Chef de bataillon Bergue
1949 : Chef de bataillon Lesur
1951 : Lieutenant-colonel Bergé
1953 : Lieutenant-colonel de Rocquigny du Fayel
1955 : Colonel Autran
1958 : Lieutenant-colonel Ollion
1960 : Lieutenant-colonel Renon
1961 : Lieutenant-colonel Lecomte
 
1961-1977
 CI du 14° RCP de juin 1961 à décembre 1962
1961 : Lieutenant-Colonel Dangoumeau 
 
14 ème compagnie divisionnaire formant corps
et ayant reçu la garde drapeau du 14
1965 : Capitaine Venel
1966 : Chef d’escadron Araud
1971 : Chef d’escadron Gatumel
1976 : Chef de bataillon Borgomano
1977 : Colonel Retat
1977-1999
 1979 : Colonel Colot
1981 : Colonel Ibos
1983 : Colonel Ribière
1985 : Colonel Chagnard
1987 : Colonel Farbos
1990 : Colonel Brûlé
1992 : Colonel Zammit
1995 : Colonel Duhar
1997 : Colonel Pezet
 
1 er juillet 1999 : dissolution du régiment
1er juillet 2018
 2018 : Colonel Friedrich
 2019 : Colonel Guélé