1945 - 1977

Le 14° régiment d'infanterie parachutiste de choc (14 ème RIPC)

Après la guerre, le 14 ème régiment d'infanterie est recréé le 1 er janvier 1945 à partir d'éléments FFI de la région de Toulouse. D'abord stationné à la caserne Niel de Toulouse, il rejoindra l'Allemagne avec la 36 ème division d'infanterie avant d'être dissous le 20 février 1946 pour cause de réorganisation de l'armée de terre.
Deux mois plus tard, le 1 er avril 1946, le "14" renaît sous le nom de 14 ème bataillon d'infanterie avec les traditions et le drapeau du "14". Stationné à la caserne Niel, il forme les recrues pour l'AFN.
Le 14 ème RIPC défile à Toulouse avec le drapeau du "14" 8 mai 1951 - (photo M Grimaldi)

Le 1 er avril 1951, il disparaît pour former le 14 ème régiment d'infanterie parachutiste de choc. Cette nouvelle formation est créée à la caserne Niel. Le 1 erbataillon provient du 1 erChoc de Montauban ; le 2 ème bataillon de l'ancien 14 ème B.I. L'état-major et les unités régimentaires ont la garde du drapeau. Le premier chef de corps est le colonel Bergé . Fort de 1931 hommes, le "14" se réorga­nise à nouveau. Ses deux bataillons sont transformés en unités de tirailleurs algériens. Le 1 er bataillon devient le 19 ème bataillon de tirailleurs algériens et porte la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire. Le 2 ème bataillon devient le 35 ème bataillon de tirailleurs algériens qui porte la fourragère aux couleurs de la Légion d'Honneur.
La 14ème Demi-brigade d'infanterie
Le 1er janvier 1954, le 14ème R.I.P.C. perd sa vocation parachutiste et devient 14 ème Demi-brigade d'infanterie, appellation qu'il a déjà portée de 1796 à 1803.
A peine formée, la 14e D.B.I. envoie, suite aux événements en Tunisie, son 35 ème bataillon de tirailleurs algériens à Sidi-Bouzid. Ce bataillon de 550 hommes commandé par le chef de bataillon Briot mis sur pied en 48 heures, va mener de glorieuses opérations en particulier dans les djebels Scemama, Krechem, Gouleb, Majoura, Orbata, Sidi-Aïch... Durant ses engagements, le 35ème BTA va consentir de lourds pertes ; ainsi, le commandant Lambert (chef de corps nouvellement affecté), le médecin commandant Avezou, le lieutenant Bonnet, le sous-lieutenant Mazuel et plusieurs autres cadres et tirailleurs y laisseront leur vie. De son côté, le 19 ème bataillon de parachutistes dont le "14" sont chargés d'intervenir sur les axes d'infiltration. C'est la bataille des frontières. Stationné dans la région d'Aïn Beïda, le régiment y prend une part active (15 avril : Dje­bel M'Zouzia où 32 rebelles sont mis hors de combat, 14 sont faits prisonniers, 2 mi­trailleuses, 2 fusils-mitrailleurs, 31 fusils de guerre, 1 pistolet et 70 kilogrammes de car­touches sont récupérés - Opération Roméo 50 du 26 au27 avril 58.)
En décembre 1959, la 1 ère compagnie participe à la pacification. Parallèlement, le Géné­ral Challe, nouveau commandant en chef, met en place un plan pour couper la rébellion de ses appuis extérieurs et lui rendre la vie impossible en la pourchassant sans cesse. Dans ce cadre, le régiment va participer à l'opération "Jumelles" de juillet 59 à mars 60 (opérations Basalte, Rubis, Pierres Pré­cieuses, Saphir, Biniou, Turquoise....). Le 10 mars 1960, le lieutenant de La Chapelle est tué dans la région d'Amzel lors de l'opération "Basson".
Le 14ème régiment de chasseurs parachutistes (14 ème RCP) créé le 1 er juin 1956.

Il est composé d'un état-major, d'une compagnie de com­mandement et des services, d'un escadron de reconnaissance, d'une compagnie d'accompagnement et de quatre compagnies de combat.
Le 25 juin 1956, le "14" commandé par le Colonel Autrand embarque à Marseille et arrive le 26 juin à Oran. Il est intégré à la 25e Division Parachutiste commandée par le Général Gilles. Sa mission est semblable à celle de tous les régiments de la division :
ratissages, embuscades, héliportages et nomadisation. Le 3 juillet 1956 il abat 11 rebelles et déplore le 5 juillet son premier mort sur la terre algérienne : le Chasseur Guibaud tué au combat.
A la fin 1957, suite à l'indépendance de la Tunisie, la rébellion installe ses bases en territoire tunisien où elle s'instruit et s'arme avant de pénétrer en territoire algérien sans grande difficulté. Le général Vanuxem fait construire tout le long de la frontière un barrage électrifié (ligne "Morice") surveillé par six régiments blindés et battu par l'artillerie tandis que cinq régiments

Avec le 2 ème REP. Le régiment est engagé dans les Aurès jusqu'en avril 1961. Le 2 avril, l'adjudant Amiot , chef de section à la 2 ème compagnie y trouve la mort. Une opération aéroportée mettant en action 25 Nord 2501 (4LI) est en cours lorsque le 21 avril éclate le putsch des généraux. Le régiment se range aux côtés des généraux et rejoint Alger avec le 18 ème RCP avant d'être dirigé dans la région d'Oran. Le 26 avril marque la fin et l'échec de la tentative de putsch. Le 28 avril 1961, le colonel Lecomte, chef de corps, annonce la dissolution du régiment qui prend effet le 30 avril 1961.
Le "14" disparaît à nouveau après quatre années de combat où plus de cent de ses parachutistes ont trouvé la mort et où plus de deux cent quarante ont été blessés.

tirailleurs algériens est envoyé en maintien de l'ordre au Maroc sous le commandement du chef de bataillon Boffy où il mènera une série d'opérations réussies avant d'être rapatrié en 1956.